Une longue histoire commune

Le 16 septembre 2016

Nous avons été enchantés d’accueillir nos hôtes Lutz-Werner Hanisch, Horst Klaassen et Roland Loesch ici cette semaine, qui coïncide avec le quarantième anniversaire de leur venue sur l’île d’Islay. Présents à Bruichladdich en 1976, en 1996 et en 1998 lors de la fermeture, ils étaient également là en 2001 pour la réouverture, et sont ensuite revenus en 2003, 2006, 2011 et 2014.

Horst se souvient à quel point les ferries étaient différents lors de leur premier voyage, avant l’apparition des services de transport par transbordeurs, et rappelle qu’ils roulaient alors dans la seule voiture allemande à circuler sur les routes tranquilles de l’île. Ce n’est qu’en 1983 que ces touristes atypiques du whisky ont découvert un centre d’accueil du public à Glenfiddich, équipé de casques audio programmés en plusieurs langues qui ont fait forte impression. Horst garde un souvenir impérissable de ses discussions avec le directeur général Duncan McGillivray, aujourd’hui à la retraite, qui était alors responsable de maintenir nos installations d’époque en activité, et ce sans aucune possibilité d’investissement dans les premières années.

En sa qualité de chimiste, Horst formule quelques théories fascinantes sur ce qui arrive au whisky dans la bouteille car, nous explique-t-il : « Le verre aussi est vivant, il peut donc réagir. Et il le fait à la lumière. » Pour des raisons d’oxygénation, une fois que le whisky sort de l’espace de tête et se trouve dans le fond de la bouteille, Horst est convaincu que « même s’il coûte une fortune », il doit être bu. Il s’exprime en anglais dans un improbable jargon qu’il définit lui-même comme mêlant « le langage du whisky, le langage de la chimie et l’anglais de tous les jours », ce qui ne va pas sans quelques lacunes pour nommer les espèces d’oiseaux ou les agents des douanes (ces « pies de la Tamise » qui furent apparemment mentionnées au cours d’une dégustation mémorable réalisée avec Jim McEwan lors d’une de ses visites antérieures).

Horst est d’avis que le whisky a meilleur goût « sur place » à Islay, considérant l’atmosphère, l’entreprise, et probablement l’eau locale, comme des facteurs d’influence.

Merci encore pour votre visite, messieurs, et levons nos verres à la poursuite d’une histoire commune exceptionnelle !