Pauline Moniez

Pauline MoniezResponsable de zone - Allemagne et Autriche

Témoignage

En bref

Chez Rémy Cointreau depuis janvier 2010
Poste actuel : Responsable de zone pour l’Allemagne et l’Autriche
3 compétences pour travailler dans votre équipe : autonomie, rigueur, créativité

Votre métier

En quoi consiste votre poste de responsable de zone ?
Mon rôle est de définir, développer et coordonner la mise en place de la stratégie de portefeuille de Rémy Cointreau pour l’Allemagne et l’Autriche. A ce titre, je challenge les distributeurs sur leurs niveaux de ventes pour les amener à accroitre la disponibilité et la rotation de nos produits sur tous les circuits. Avec le soutien du contrôleur financier de la zone Western Europe, Pierre Ferry, je propose, j’analyse et confirme les nouvelles opportunités de business.
Par ailleurs, en tant que garante de l’image de nos marques sur ces deux marchés, je travaille en lien étroit avec Tom Kiraz, le responsable marketing de la même zone. Nous faisons en sorte que les plans de marques validés soient implémentés en adéquation avec les directives des Maisons pour répondre aux enjeux de visibilité, d´éducation et de considération de nos marques.
Enfin, en lien avec les équipes du customer service et le planning à Angers, j´anticipe les besoins des distributeurs pour mieux piloter l´avancement des indicateurs financiers du P&L et parvenir à l´atteinte des objectifs fixés.

Vous travaillez avec l’ensemble de nos marques. Qu’est-ce qui rend notre portfolio si spécial selon vous ?
La qualité de nos produits et l’héritage de nos marques sont indéniablement reconnus par les acteurs du on-trade tout comme l’adéquation entres nos valeurs et la perception que les professionnels en ont. Ces messages, nous devons encore les porter plus fort vers les consommateurs qui deviennent de plus en plus attentifs à ce qu’ils choisissent.

L’année passée a été marquée par la pandémie de Covid-19, avec la fermeture des lieux de consommation habituels. Comment êtes-vous parvenue à garder le lien avec vos clients ?
En collaboration avec notre distributeur allemand, nous avons su nous montrer agiles en tournant nos investissements vers des campagnes d’influenceurs sur les médias sociaux pour atteindre les consommateurs chez eux et favoriser l’usage de nos produits tout en partageant leurs spécificités. Cela a remporté un très grand succès sur Metaxa, Cointreau ou PHD Malts ou les niveaux d’impression ont fortement dépassé nos attentes.
Nous avons su aussi soutenir la communauté on-trade en offrant des packages pour créer des cocktails contenant des bouteilles, étiquettes personnalisées du nom du bar et de la marque et même des snacks, pour être vendus par les bars, à emporter. Cela a été particulièrement apprécié notre portefeuille de mixologie The Botanist, Rémy Martin 1738 et Mount Gay Black Barrel en tête. Les barmen en ont été reconnaissant en maintenant les référencements au moment de la reprise.

Pensez-vous que cette crise modifie en profondeur la façon dont vous exercez votre métier ?
La crise et la soudaineté à laquelle elle est arrivée souligne l’importance de réagir vite aux changements de situations et renforce l’intérêt de la présence au niveau local d’un rôle comme le mien pour identifier rapidement les causes des ralentissements, réajuster les plans et les investissements et ainsi mieux accompagner nos partenaires distributeurs.
De manière plus générale, c’est surtout notre approche du consommateur qui a changé et se conçoit maintenant dans sa globalité, le on-trade et le off trade opérant encore plus fortement dans la continuité l’un de l’autre. Il est fort à penser que la consommation à la maison va rester forte, ainsi nous renforçons notre visibilité en supermarché par des placements et des animations sur la marque Cointreau par exemple avec un focus sur la Margarita, qui font progresser nos parts de marchés.

Votre parcours dans le Groupe

Vous avez travaillé dans l’industrie automobile et cosmétique par le passé. Pourquoi avoir rejoint l’industrie des spiritueux ? Voyez-vous des points communs ou différences notables ?
Mes expériences précédentes m’ont permis de constituer une expertise marketing et commerciale au sein de grands groupes comme Ford et Beiersdorf qui me servent encore aujourd’hui.
J’ai rejoint le monde des spiritueux pour la dimension de plaisir de consommation et le travel retail car le circuit regorge d’opportunités sur l´approche du consommateur dans son acte d’achat. Ayant d’abord travaillé sur une marque partenaire, Russian Standard Vodka ayant alors nouvellement rejoint le portefeuille de distribution du global travel retail (GTR), j´y ai découvert avec le temps les marques fabuleuses du groupe au patrimoine énorme et potentiel immense.
La différence la plus marquante a été de me confronter aux écarts dans les cycles de vie des produits. En effet, chez Beiersdorf, sur plusieurs catégories, les innovations majeures peuvent atteindre 40% des ventes totales de la marque et être parfois passées de mode l’année suivante, chez Ford, un changement de design des voitures est opéré en moyenne tous les 3 ans, quand la recette de Cointreau est établie depuis 1878 !

Quel a été votre parcours au sein du Groupe, depuis plus de 10 ans ?
J’ai intégré le groupe pour lancer la vodka Russian Standard dans le GTR au niveau global en tant que trade marketing manager. J’ai par la suite occupé le poste de trade marketing manager pour la zone Europe Centrale et de l’Est avant de devenir compte clé pour Heinemann, septième acteur du travel retail. Les changements organisationnels opérés sur la zone Europe m’ont permis de saisir l´opportunité de devenir Area Manager pour les marchés domestiques allemand et autrichien en restant basée à Hambourg.

Qu’est-ce qui vous plait dans le fait de travailler pour Rémy Cointreau ? Quelles sont les caractéristiques les plus marquantes selon vous ?
Je retire une grande satisfaction et fierté de travailler pour des marques avec un fort savoir-faire et ancrage dans le temps ce qui m’amène à vouloir partager leur expérience de consommation auprès de mes contacts professionnels et privés.
J’apprécie l’état d’esprit entrepreneurial qui favorise les initiatives et la mentalité constructive des collaborateurs qui permet d’activement contribuer à faire croitre la société.
Je suis particulièrement sensible au fait de pouvoir progresser dans une entreprise soucieuse de mon équilibre professionnel et personnel, qui m’apporte sa confiance pour que je puisse sereinement mener une carrière compatible avec une vie de famille.

Quel conseil donneriez-vous à un futur candidat ?
De mettre en valeur sa force de proposition !